Les chants de la Chandeleur

Russian Icon

Regardant à travers ma fenêtre , les bougies allumées , après un repas de famille de fête , afin de célébrer :  » Voici le seigneur Dieu qui vient avec puissance; Il vient illuminer notre regard ,Alléluia  » ; je me remémore la méditation que nous avons lue à la fin du repas :

Si quelqu’un quitte ce monde et veut gagner le Royaume, qu’il prenne Jésus en ses mains, qu’il l’entoure de ses bras , qu’il le serre sur sa poitrine, et alors il pourra se rendre tout joyeux là où il désire.

C’est l’Esprit Saint, qui mène Siméon au Temple.Si toi aussi tu veux tenir Jésus , le serrer dans tes bras et devenir digne de sortir de ta prison, efforce-toi de te laisser conduire par l’Esprit pour parvenir au temple de Dieu. Te voici dès maintenant dans le temple du Seigneur Jésus, c’est à dire son Eglise, son temple construit de pierres vivantes.

Origène

extrait missel quotidien complet pour la forme extraordinaire du rite romain


Cette antienne se chante chaque année le 2 février, fête de la Chandeleur, en alternance avec les versets du cantique de Siméon (Nunc dimittis). Le faux-bourdon « qui se finit par Fa re fa sol fa » apparaît sur la deuxième ligne de chacune des voix du Magnificat du huitième ton reproduit ici à la suite de l’antienne.

Le 2 février, les Eglises d’Orient & d’Occident célèbrent la Purification de la Sainte Vierge & la Présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa Nativité. En Orient, cette fête reçoit aussi le nom d’Hypapante ou « Rencontre du Seigneur » (l’expression Occursum Domini, qui en est l’équivalent latin, a également été en usage en Occident), terme qui rappelle la sainte rencontre entre l’Enfant Jésus & le vieillard Syméon. Nous avons précédemment présenté que le tropaire grec de la fête s’était retrouvé dans les antiennes processionnelles de cette fête en Occident. Une autre antienne de la procession latine de la Chandeleur, Adorna thalamum, possède elle aussi une origine orientale.
A la fin de l’office de vêpres de cette fête, les livres liturgiques grecs (Ménée de février) en effet, assignent aux apostiches (chants qui accompagnent le retour en procession du clergé dans le chœur, après une station au narthex de l’église), trois idiomèles (pièces possédant une mélodie propre) composés dans le VIIème ton par Côme le Moine.


En voici une traduction française :
Sion, orne ta chambre nuptiale, et reçois le Christ-Roi ; accueille avec amour Marie, qui est la porte du ciel ; car elle tient dans ses bras le Roi de gloire, celui qui est la lumière nouvelle ; debout, la Vierge offre de ses propres mains son Fils engendré avant l’aurore ; Siméon le reçoit dans ses bras et annonce aux peuples le Maître de la vie et de la mort, et le Sauveur du monde.

Œuvre liturgique la plus connue de Saint Thomas D’Aquin , cette prière est une sorte de Credo au Saint-Sacrement. Choisi comme séquence liturgique de la messe du Saint-Sacrement par Thomas d’Aquin.

1. Lauda, Sion, Salvatorem lauda ducem et pastorem, in hymnis et canticis, 

Loue, Sion, ton Sauveur, loue ton chef et ton pasteur par des hymnes et des chants.

2. Quantum potes, tantum aude, quia major omni laude nec laudare sufficis. 

Autant que tu le peux, tu dois oser, car Il est dépasse tes louanges et tu ne pourras jamais trop Le louer.

3. Laudis thema specialis, Panis vivus et vitalis hodie proponitur.

 Le sujet particulier de notre louange, le Pain vivant et vivifiant, c’est cela qui nous est proposé aujourd’hui.

4. Quem in sacræ mensa cenæ turbæ fratrum duodenæ datum non ambigitur. 

Au repas sacré de la Cène, au groupe des douze frères, Il a été clairement donné.

5. Sit laus plena, sit sonora ; Sit jucunda, sit decora mentis jubilatio.

 Que notre louange soit pleine, qu’elle soit sonore ; qu’elle soit joyeuse, qu’elle soit belle la jubilation de nos cœurs.

6. Dies enim solemnis agitur in qua mensæ prima recolitur hujus institutio. C’est en effet la journée solennelle où nous fêtons de ce banquet divin la première institution.

7. In hac mensa novi Regis, novum Pascha novæ legis, phase vetus terminat. 

À cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à la Pâque ancienne.

8. Vetustatem novitas, umbram fugat veritas, noctem lux eliminat. 

L’ordre ancien cède la place au nouveau, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit.

9. Quod in cena Christus gessit, faciendum hoc expressit, in sui memoriam.

 Ce que le Christ a fait à la Cène, Il a ordonné de le refaire en mémoire de Lui.

10. Docti sacris institutis, panem, vinum in salutis consecramus hostiam. I

nstruits par ces commandements sacrés, nous consacrons le pain et le vin en victime de salut.

11. Dogma datur christianis, quod in carnem transit panis et vinum in sanguinem. 

C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son Corps et le vin en son Sang.

12. Quod non capis, quod non vides animosa firmat fides, præter rerum ordinem. 

Ce que tu ne comprends pas, ce que tu ne vois pas, la foi vive l’affirme, hors de l’ordre naturel des choses.

13. Sub diversis speciebus, signis tantum et non rebus, latent res eximiæ. 

Sous des espèces différentes, signes seulement et non réalités, se cachent des choses sublimes.

14. Caro cibus, sanguis potus, manet tamen Christus totus, sub utraque specie. 

Sa chair est nourriture, son Sang est breuvage, pourtant le Christ tout entier demeure sous l’une ou l’autre espèce.

15. A sumente non concisus, non confractus, non divisus, integer accipitur.

 Par celui qui le reçoit, il n’est ni coupé ni brisé, ni divisé : Il est reçu tout entier.

16. Sumit unus, sumunt mille, quantum isti, tantum ille nec sumptus consumitur.

 Qu’un seul le reçoive ou mille, celui-là reçoit autant que ceux-ci et l’on s’en nourrit sans le détruire.

17. Sumunt boni, sumunt mali, sorte tamen inæquali : vitæ vel interitus. Les bons le reçoivent, les méchants aussi, mais pour un sort bien inégal : pour la vie ou pour la mort.

18. Mors est malis, vita bonis, vide paris sumptionis quam sit dispar exitus.

 Mort pour les méchants, vie pour les bons, vois comme d’une même communion l’effet peut être différent.

19. Fracto demum sacramento, ne vacilles, sed memento tantum esse sub fragmento quantum toto tegitur. 

Quand le Sacrement est rompu ne te laisse pas ébranler, mais souviens-toi qu’il y a autant sous chaque fragment que dans le tout.

20. Nulla rei fit scissura signi tantum fit fractura ; qua nec status, nec statura signati minuitur.

 La réalité n’est pas divisée, le signe seulement est fractionné ; mais ni l’état ni la taille de ce qui est signifié n’est diminué.

21. Ecce panis angelorum factus cibus viatorum, vere Panis filiorum non mittendis canibus. 

Voici le pain des anges devenu l’aliment de ceux qui sont en chemin, vrai Pain des enfants à ne pas jeter aux chiens.

22. In figuris præsignatur, cum Isaac immolatur, Agnus paschæ deputatur datur manna patribus. 

D’avance il est annoncé en figures, lorsqu’Isaac est immolé, l’Agneau pascal sacrifié, la manne donnée à nos pères.

23. Bone pastor, Panis vere, Jesu, nostri miserere, Tu nos pasce, nos tuere, Tu nos bona fac videre in terra viventium. 

Ô bon Pasteur, notre vrai Pain, Jésus, aie pitié de nous. nourris-nous, protège-nous, fais-nous voir le bonheur dans la terre des vivants.

24. Tu qui cuncta scis et vales, qui nos pascis hic mortales tuos ibi commensales, Coheredes et sodales Fac sanctorum civium. Amen. Alleluia. 

Toi qui sais tout et qui peux tout, Toi qui sur terre nous nourris, fais que, là-haut, invités à ta table, nous soyons les cohéritiers et les compagnons des saints de la cité céleste. Amen. Alléluia.

Les commentaires sont fermés.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :